vendredi 23 février 2018

Aven de l'Ollivier, La Moulière - 11 Février 2018

Cavité: Aven de l'Ollivier - La Moulière
Date: Dimanche 11 Février 2018
Cadre: Sortie Section Jeune GSM

Heure d'entrée sous terre: 11h30
Heure de sortie: 16h00
TPST: 4h30
Profondeur: -87 mètres

Participants: Alex, Katia, Inès, Goran, Thomas

Par un beau dimanche ensoleillé, certain(e)s choisissent d'aller faire une rando raquettes... d'autres préfèrent emmener des jeunes explorer l'Aven de l'Ollivier! 
C'est ainsi qu'Alex escorté de Katia pris soin de faire passer une journée mémorable à Inès, Goran et Thomas.
Comme le témoignent ces quelques images et la vidéos, ils ont tous été hautement satisfait du programme et en redemandent !
The Team

Entée en matière




Stalactites
La fameuse chatière

Notre benjamine Inès, 14 ans

Os de chauve-souris

Dernier puits avant la sortie

Enfin dehors!

Et pour terminer en mouvement, une petite vidéo dont le passage cocasse de la chatière devrait vous faire sourire! En tous cas, les explorateurs eux, ne l'ont jamais perdu, le sourire :)

0'00-2'30: Préparatifs
2'30-7'20: Passage de la chatière
7'20-8'30: Escalade souterraine
8'30-10'30: Retour par la chatière
10'30-12'00: Debriefing de la sortie

Bon visionnage!


mercredi 21 février 2018

Aven de l'Air Chaud, Saint Vallier, 4 Février 2018

Cavité: Aven de l'Air Chaud - Saint Vallier
Date: Dimanche 4 Février 2018


Heure d'entrée sous terre: 10h30
Heure de sortie: 21h30
TPST: 11 heures
Profondeur: -212 mètres

Participants: Alex, Katia, Thomas, Mary Annick

A mon grand dam je n'ai pu participer à cette sortie-évènement que l'on se doit de marquer d'un point d'honneur: le grand retour de Mary Annick à la Spéléo, après quelques mois d'arrêt dus à une blessure dont la rémission fut plus longue que l'on aurait souhaité. (match de volley oblige, mais pour la bonne cause, ce fut une victoire)

Sortie prévue pour "reprendre en douceur" cette remise du pied à l'étrier (c'est le cas de le dire...) n'aura au final rien eu de modéré, comme vous le constatez au vu des paramètres... On félicite donc tous les participants, dont Thomas, seul et talentueux représentant de la catégorie "Jeunes" ce jour là! Mais il a tout d'un grand ;)

En attendant de recevoir un mot de la part des participants à intégrer à ce CR, voici déjà quelques photos et vidéos qui vous donneront un aperçu succinct mais non moins fidèle de cette journée.

Sonia M
 Thomas:
Toujours élégant et souriant, très à l'aise devant la caméra (30 secondes)


Katia:
1 minute 30 de souffrance-plaisir "easy" 😄
Vous noterez qu'on peut crever aux pieds d'Alex, il ne vous tendra pas forcément la main...

Propos recueillis à froid, auprès de Katia, quelques jours après la sortie:
"Alors l’air chaud.... je dirais chaud dedans et froid dehors!!! Tellement que j’en ai presque chialé à la sortie du trou, pas très vaillante, je crois me souvenir!!! Mais après coup c’était une belle sortie..."

Quelques concrétions

Galerie de portraits
Progression


mercredi 14 février 2018

Aven du Fourchu

Groupe Spéléo Magnan
Sortie   du  10   Février   2018

Participants : Laetita, Pierre-André et Guy (3 vieilles canailles).

Objectif : Aven Fourchu (68.V.2  Gourdon).
TPST : 4h30 environ.

Notre sortie d’octobre 2015 destinée à montrer le siphon terminal amont du Fourchu n’ayant pas permis d’atteindre l’objectif initial, nous remettons cela … mais finalement Alexandre et Paul sont pris par ailleurs … et aucun jeune n’est décidé à nous accompagner …

Objectif : les amonts du Fourchu.
Rv à 19h au local, préparation du matériel et départ.
Arrivée sur le parking du Fourchu, ciel étoilé splendide … mais la température est à O°… et le moral dans les chaussettes (bien confortables, car chaudes et sèches pour l’instant).
Mais dans quelle galère Laetitia nous conduit-t-elle.. . ?,
Bon, finalement, on se force à se convaincre qu’on est HYPER MOTIVE … !
Entrée sous terre à 22 heures …
Petite hésitation : on descend sur le matos en place … ou on ré-équipe ?
Bon, finalement, on prend le matos si une corde est tonchée, mais on descend sur le matos en place.
Je me sens tel Milou dans Tintin, soumis à la tentation … vilamment semoncé par le Capitaine Haddock qui apparait dans son esprit «  pas bien, pas bien … ! . » ..  En plus, Alexandre en Capitaine Haddock, y a pas besoin d’un gros déguisement.
Courant d’air glacial aspirant … quelques traces de glace…

On trouve les galeries fossiles avec plaisir. … squelette récent de chauve-souris en plein milieu de la galerie, plein de moisissures blanches et des petits mouchillons se régalant … Cathy serait contente.
Avancée à un bon petit rythme, Laetitia pousse des cris d’orfraie quand on doit se mouiller les gambettes au salon.
Petite escapade dans la Galerie du Poinçon pour voir la Rivière noire … Pierre-André se régale.
On poursuit la progression jusqu’au Merdier, où le violent courant d’air aspirant provoque un bruit de turbine par intervalle, cela peut vraiment être inquiétant, par contre, le passage est pratiquement sec … c’est rare.

Après avoir laissé sur la droite l’Amont du Miroir, bien surveiller sur la droite, on contourne un gros vide en hauteur sur la droite, cela vaut le coup d’œil, c’est la base d’un énorme puits remontant de + de 60 mètres … Éric et Solange, deux de nos ex-membres émérites, y ont découvert un squelette de chauve-souris voici 20 ans en arrière.
On arrive rapidement dans la grande salle à la Confluence avec le Réseau de l’Œil . ; on n’a pas l’impression de grands volumes car il y a un ou deux paliers latéraux, mais il y a dessus un énorme puits de 80 mètres que Jo a remonté en escalade … Les prémisses probables d’une nouvelle entrée du réseau.

Après avoir franchi deux ou 3 ressauts ou des cordages aident le passage, arrivée devant le siphon terminal, magnifique, où Pierre-André nous fait un baroud d’honneur, en passant la première voûte mouillante sur un matelas gonflable trouvé sur place … il nous revient trempé … gonflé le PA, mais frigorifié .. .

Il est minuit 20 c’est l’heure d’engager le chemin du retour.. .
Laetitia ouvre la marche en essayant de retrouver les passages clefs ….
Bonne réussite, car malgré quelques hésitations, le retour est beaucoup plus rapide que prévu en 1h20..

Pause restauration juste avant le shunt..
Je monte en premier, PA prend la suite, et Laetitia ferme la marche … dans un courant d’air glacial qui nous fait bénir notre choix de ne pas avoir ré-équipé.
Sortie à 2h25 du matin et on trouve presque qu’il faut chaud dehors, sans le courant d’air, petites photos et retour à la voiture …
Un vrai régal malgré nos hésitations du départ … Très bonne ambiance et nous sommes ravis…

                                              Guy




lundi 29 janvier 2018

Haïti : cinquième jour

Vendredi 21 avril : 5e jour

Aujourd’hui nous décidons de séparer le groupe en deux, je pars avec les plus à l’aise dans la progression sur corde tandis que les autres retournent à la falaise avec Jeff, Olivier et sous le regard de l’appareil photo de Serge.
L’objectif pour mon groupe est d’atteindre le réseau inférieur par le puits des chauves-souris, un magnifique P30 plein vide. Ce n’est pas gagné car je connais encore mal le réseau et il va falloir chercher un peu pour trouver le fameux passage.
Avant le petit déjeuner nous préparons les cordes et le reste du matériel collectif.
Je commence cette sortie par un cours sur le portage de kits (sacs de spéléo), je leur fais bien comprendre que ce truc pénible à porter et nécessaire à la progression, je leur explique également que dans mon club, en France certaines personnes les insultent de tous les noms possible. Au final je les ai trouvé très à l’aise et respectueux du matériel !



Nous partons ensuite en direction des galeries de la grotte. Après de longues minutes à ramper, douter et espérer, je trouve enfin le fameux toboggan de 20 mètres qui tombe sur le puits des chauves-souris. J’ai même cru faire un peu de première à un moment car je me suis faufilé dans une bonne étroiture avec un léger courant d’air pendant quelques mètres, mais les éclairages des équipiers restés en arrière m’ont fait comprendre que j’étais revenu sur mes pas. Il y a encore de la belle première à faire dans cette cavité, en février dernier Olivier a découvert une nouvelle galerie avec de bonnes dimensions, donc oui j’y ai cru...
 J’équipe le puits rapidement sans trop de difficultés, je comprends vite pourquoi les chauves-souris. En effets les chauves-souris s’élancent dans le puits à une vitesse incroyable, ouvrant leurs ailes au dernier moment dans un bruit assourdissant. C’est un spectacle auditif impressionnant, on les voit qu’au dernier moment. Dans la descente, elles nous rasent de très près, comme si elles nous disaient qu’on était chez elles en nous déstabilisant, je n’ai jamais rien vu de tel. Certaines études ont prouvé que les chauves-souris sont bien meilleures en vol que les oiseaux grâce à leurs phalanges et leur sonar naturel qui leur permettent de se déplacer avec fluidité. D’ailleurs c’est la chauve-souris qui détient le record de vitesse en vol.



Les haïtiens sont aussi impressionnés que moi, d’autant plus que c’est la première fois qu’ils sont confrontés à un puits de 30 mètres plein vide. J’ai vraiment peur qu’ils lâchent la corde pendant la descente à cause des chauves-souris qui plongent dans le puits à grande vitesse, mais je sous-estime leurs sang-froid. De toute façon, vu l'épaisseur de la corde et son poids, ils n'iront pas bien loin..
Tous s’élancent avec plus ou moins d’appréhension dans ce magnifique puits. Une fois l’équipe au sol, je sors la topo de ce réseau et je les initie à la lecture de carte avec la boussole.
Nous prenons la direction de la galerie au nord, vers la «bat room ».



On bout de quelques mètres mes yeux s’arrêtent sur une chose hallucinante  !!! A mes pieds se trouve une tarentule /mygale marron, noire et poilue, la dernière que j’ai vu c’était dans les reportages animalier. IMPRESSIONNANT !!!! Je pensais vraiment ne pas tomber sur ce genre de chose. Elle est de bonne taille, elle dépasse la taille de ma paume de main, je m’approche pour faire quelques photos, je demande à quelqu’un de mettre sa main à coté pour avoir une échelle de mesure, bien évidemment on est tous pas serein.. Du coup je mets mon pied à coté pour la photo. Sa vitesse de déplacement est impressionnante aussi, ça me fait d’ailleurs sursauter, ce qui fait rire l’assemblée ! En règle générale je n’ai pas peur des bestioles, mais là c’est juste hallucinant ! Nous continuons notre chemin, on en croise encore deux ou trois au passage.

La tarentule (mâle) 


 Nous arrivons enfin à l’entrée de la chambre des chauves-souris, et là, quel spectacle, des milliers de mammifères volants en vol dans un bruit indescriptible. Il y a tellement d’individus ici, que le guano au sol est linéaire et on s’enfonce jusqu’à mi mollet. D’après Olivier, il estime à 3000 individus dans la salle, sachant qu’il y a encore une salle dernière. En 2009, son équipe avait recensé 50 000 individus dans cette partie de la grotte.

Chauve-souris (je sais plus son nom)


L’odeur est assez prononcée mais le détecteur de CO2 ne bronche pas, c’est plutôt une bonne nouvelle connaissant les effets nocifs du guano. Par précaution, je préfère faire demi-tour afin d’explorer les autres galeries. Les volumes sont somptueux, le calcaire est d’un beau blanc sculpté. Le sol est plat, mais très argileux, on s’enfonce pas mal par endroit. On sent également le peu de passage dans ce réseau, d’après Olivier, seulement une vingtaine de personnes sont passées par là, j’essaye donc de sensibiliser au max mon équipe pour limiter les traces de notre passage.
Il est 14h, je décide d’entamer la remontée, avec cette chaleur elle va être transpirante, il fait 26 degrés dans la grotte, avec très peu de courant d’air. Même sans bouger on a chaud…
La progression se fait bien mais on a l’impression de sortir de la piscine tout habillé. Je reste en tête de puits pour m’assurer de la bonne mise en œuvre des consignes de sécurité. Ce n’est pas encore naturel pour eux de faire confiance au matériel, mais ça commence à venir.
Nous sortons vers 16h30, sous une petite pluie rafraîchissante.
Je félicite le groupe car je trouve qu’ils ont vraiment assuré durant toute la sortie. Ils ont un bon physique et un bon rapport poids puissance, ce qui est un très gros avantage en spéléologie.

Nous rentrons au village pour clôturer cette première semaine de stage. Ce week-end c’est repos, mais ça s’annonce mal, la pluie s’intensifie d’heure en heure. Nous restons coincés sous la bâche de la salle à manger pendant 2h. Nous décidons à bout d’un moment à retourner à la maison à pieds. Les rues du village se transforment en torrent, ça ravine la terre et les galets, les 10 min de marche ont suffi à nous tremper de la tête aux pieds.

La journée se termine par une bonne douche, comme à son habitude froide, mais ça passe bien avec la chaleur.

dimanche 28 janvier 2018

Haïti : quatrième jour

C'est dimanche, deux articles pour le prix d'un !


20/04 : 4e jour

Aujourd’hui journée en falaise, et plus particulièrement techniques de remontée sur corde. Après un gros petit déjeuner, j’attaque l’équipement de la falaise pendant que Jeff donne les consignes.
Les écarts de niveaux se font sentir, 5 ou 6 stagiaires sortent du lot.

J’ai pu commencer dans l’après-midi avec ce groupe les techniques de conversions et de passages de nœuds. C’est un réel plaisir de les former. Même si certains profitent de glander le plus possible, d’autres sont volontaires et demandent qu’à apprendre. Le rythme est assez soutenu, mais à 15h le groupe commence à fatiguer et je le comprends très bien. Quand la technique n’est pas parfaite, on s’épuise très vite dans ce genre d’exercice. Nous redescendons tranquillement vers le village pour terminer la journée.



David, un des stagiaires nous a montré sa maison sur le retour. Il vit avec sa famille dans une habitation extrêmement précaire, un mur à moitié détruit et des bâches pour couvrir le reste de sa maison, celle-ci a été rasé récemment comme beaucoup d’autres ici. Ça bouscule pas mal notre façon de vivre et surtout de réaliser la chance qu’on peut avoir de vivre en France ou dans un pays dit développé.



Ce soir Olivier est revenu accompagné de Serge, un spéléo photographe, reporter pour les magazines de montagne et surtout ceux de spéléo, un passionné avant tout comme beaucoup d’entre nous. J’ai souvent entendu parler de lui depuis que je fais de la Spéléo et là je le rencontre en vrai. Il est très sympathique et aime bien rigoler. J’aime beaucoup le personnage d’autant plus qu’il est également dans le milieu de l’éducation populaire comme moi. C’est un vrai baroudeur, Il revient à peine des deux mois d’expédition en Patagonie qu’il est déjà ici avec nous à Haïti ! Nous passons la soirée à discuter des explorations, voyages et expéditions spéléo de chacun autour d’un bon petit rhum.

Haïti : troisième jour

19/04 : 3e jour

Ce matin, je reçois un coup de fil d’Olivier qui est retourné à Port au Prince deux jours pour récupérer Serge, notre photographe : «bon, on a un souci, le maire du village de Port à Piment n’est pas au courant du stage il veut nous rencontrer ce matin à 9h et il n’est pas content ». Eliovil, nous accompagne Jeff et moi à la petite mairie du village, le maire nous reçoit dans un bureau digne de l’union soviétique. On a l’impression qu’on va subir un interrogatoire musclé.. Je vous rassure, ce n’est pas le cas. Je laisse Jeff prendre la parole pour expliquer la situation et les objectifs du stage de la fédération française de spéléo. Jeff s’en sort à merveille, et le brosse dans le sens du poil pour flatter son égo.

La journée continue et nous partons en direction de la grotte pour faire une traversée croisée avec Jeff. Grotte cactus – Marie Jeanne pour moi et le contraire pour le groupe de Jeff. Je commence à équiper le gouffre en évitant les énormes cactus (ça porte bien son nom), Eliovil se charge d’élaguer les grosses branches qui penchent au-dessus de ma tête pour les placer à l’extérieur du trou. Le but de l’exercice aujourd’hui est de mettre en application les techniques de descente en rappel en situation réelle. Je démarre la main courante dans une lunule au milieu d’un rocher afin d’atteindre l’arbre qui penche au milieu du vide. Je fractionne avec les deux broches et c’est parti pour 7 à 8 mètres plein vide. L’exercice est très long mais se déroule correctement, la mise en place du descendeur n’est pas encore acquise pour tout le monde. Nous retrouvons l’équipe de Jeff un peu plus bas dans les galeries, nous continuons ensemble les exercices sur un puits d’une dizaine de mètres, je me place en haut et Jeff en bas. Au bout de deux ou trois passages chacun nous regagnons la sortie comme prévue.





J’ai l’impression de me retrouver avec les rasta rockets haïtien de la spéléologie, ils sont vraiment très drôles. Même au bout de leur vie ils gardent le sourire et mettent la petite musique d’ambiance sur leur téléphone et même sous terre.

Je commence à prendre le rythme ici, les premiers jours furent assez difficile, le temps de supporter la chaleur, le décalage horaire et aussi les horaires des repas. Mon genou quant à lui se porte bien, il dégonfle de jour en jour et me fait moins mal, c’est une bonne chose car je craignais vraiment l’infection et l’immobilisation totale.


Encore une bonne journée qui prend fin !

samedi 27 janvier 2018

Haïti : deuxième jour de stage

Mardi 18/04 : 2e jour

Objectif du jour : savoir mettre un baudrier et maîtriser la descente en rappel.

Avant le brunch, nous expliquons aux stagiaires la mise en place et le réglage du baudrier. Nous les laissons expérimenter dans un premier temps et nous leur venons en aide ensuite. Nous privilégions une approche par tâtonnements plutôt que de longs discours, même si cette étape est nécessaire pour comprendre les règles de sécurité liées à la progression sur corde. Une fois l’exercice accomplie nous prenons le copieux petit-déjeuner, un mélange de polenta, avec du foie et des sardines, servi avec des ananas et de la pastèque. Pour ceux qui connaissent mes goûts culinaires je vous laisse imaginer mes grimaces. Mais bon il faut s’y faire le prochain repas n’est qu’à 18h, donc je mange la polenta avec mon café et les fruits laissant mes camarades se régaler avec le foie et la sardine…






On se reparti en deux groupes et nous nous dirigeons vers la falaise équipée par Olivier la semaine dernière. J’explique l’utilisation des longes sur une main courante/ligne de vie et je les laisse pratiquer sur le petit parcours installé par Olivier. Après deux ou trois passages, je me lance dans les explications sur le descendeur. Mon approche est la même qu’avec les enfants et ça marche plutôt bien, je leur montre la clé d’arrêt et c’est parti pour un tour sur le parcours avec cette fois ci une descente en rappel sur le plan incliné final.
                                                        

Le site est quant à lui magnifique, nous sommes à l’entrée d’une baume (grotte) qui surplombe le petit village de Port à Piment. Quelques chèvres viennent nous rendre visitent, profitant du porche de la grotte pour se protéger de la courte averse.
C’est sous le regard curieux d’une chouette, perchée sur son rocher, que nous continuons les exercices.


Après un long moment à refaire les ateliers, nous passons à l’épreuve finale de la journée. Le but étant de s’élancer sur une vire/main courante aérienne et descendre un rappel d’une dizaine de mètres plein vide. L’exercice à 2 mètres du sol c’est une chose, mais à 10 mètres s’en est une autre. Les plus téméraires se lancent en premier, je reste en tête de falaise pour m’assurer de la bonne mise en place du descendeur et pour les contre assurer en cas de problème. Je sens toute la terreur en eux, ça se voit physiquement, certains tremblent de peur accrochés à dix mètres de haut. Ils comprennent maintenant pourquoi on appelle la main courante ligne de vie ! Tous descendent avec appréhension mais dans l’ensemble l’exercice est assimilé. Ils me font, pour certains, quelques frayeurs en retirant la clé du descendeur et en oubliant de bloquer la corde avec la main droite. Mais globalement je suis satisfait et je sens qu’une cohésion de groupe se met en place. Ils encouragent le collègue qui descend et l’applaudissent une fois les pieds au sol.
Notons également au passage, que de ma position accrochée au-dessus du vide à observer les faits et gestes de chacun, je me suis pris une bonne averse tropicale sur la figure. N’allez pas croire que se fût déplaisant, bien au contraire, avec cette chaleur étouffante une petite douche était bienvenue !


Vers 16h nous plions bagage, nous retournons dans la petite cour du restaurant et je continu avec un cours de nœuds et quelques explications sur la formations des grottes et des chauves-souris. Mes explications sur les chauves-souris on surtout eu pour but de leur faire comprendre que ce mammifère volant n’est pas l’évolution de la souris, il m’a fallu 15 bonnes minutes pour les convaincre !!
«Mais Mr Alexandre…, je ne comprends pas, le papillon, c’est bien l’évolution de la chenille ??? » « Non les gars, ce n’est pas vraiment la même chose ! » c’est très dur de ne pas rire et de donner des arguments convaincants.

Un autre problème se pose également, ils sont tous très croyant (catholiques, témoins de Jehova, protestants…), forcement quand on parle de la création des grottes qui mettent plusieurs millions d’années à se former, ça remet en question la création de la Terre en 7 jours. Bref, ils ont commencés à se disputer en créole et on a préféré en rester là.